Vox et Conversations avec mon chat

Je me suis mise à la lecture…

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, si les fées se sont penchées sur mon cerveau, mais peut être qu’à force de regarder des vidéos “booktube”, le virus de la lecture m’a “infecté” !

Je ne dis pas qu’il n’y avait jamais de livre sur ma table de nuit, mais disons que la couverture restait souvent la même pendant plusieurs mois. Et puis, un jour… je me suis rendu en librairie, et j’ai acheté quelques bouquins.

Je vais donc te donner mon avis sur les différents titres que j’ai lu ces derniers jours. 

Vox, de Christina Dalcher

Pour commencer, je me suis fait un peu avoir par les sirènes du marketing, et j’ai acheté Vox, de Christina Dalcher. Je parle de marketing car la « sur-couverture », il était indiqué que si nous avions aimé la série The Handmaid’s Tale, nous allions adorer Vox.

Effectivement, on se retrouve dans une dystopie où les femmes n’ont le droit de prononcer que 100 mots par jours. Elles ont aussi perdu une grande majorité de leurs droits… Notre héroïne (docteur en neuroscience avant le grand changement de régime) sera appelée à reprendre ses fonctions pour sauver “l’ennemi” suite à un événement.

Je n’en dirais pas plus sur le déroulement de l’histoire, car “no spoil” of course ! Le récit commence super bien, avec en effet des similitudes avec la série des servantes, mais une intrigue qui se mets (trop) rapidement en place : cette mission du gouvernement confiée à Jean (notre héroïne). Les chapitres se lisent à une vitesse impressionnante… Pas par « l’accroche de l’écriture », mais par le nombre (trop) faible de pages entre chacun d’entre eux. J’ai eu l’impression désagréable de survoler certains détails de la dystopie, que personnellement j’aurai eu envie de découvrir davantage.

Il y a une “romance” à l’intérieur de l’histoire que je trouve (je m’excuse) inutile, voir “cousue de fil blanc”. Le dénouement reste à l’image de ce que je peux reprocher à ce livre, en surface et décevant… C’est vraiment dommage car beaucoup de choses mises en place au départ étaient super intéressantes, mais n’ont pas été creusées. Je pense notamment à l’embrigadement du fils de Jean par le régime, qui finalement ne sera que de courte durée. Il y a aussi la résistance, mise en place par un groupe de personnes, ne sera abordée encore une fois qu’en surface.

Peut-être que si on ne me l’avais pas vendu comme un livre dans la même veine que The Handmaid’s Tale, je n’aurai pas eu cette déception, mais je regrette très clairement que cette histoire n’ai été traité que superficiellement, avec des ingrédients pour “plaire”, et peu de prises de risques. Les chapitres de 5 pages en moyenne m’ont vraiment laissé sur ma faim et même si cette lecture est loin d’avoir été désagréable, je pense que l’auteur a survoler son sujet.

Conversations avec mon chat, de Eduardo Jáuregui

Puis, après cette lecture un peu “râtée”, je me suis dirigé vers quelque chose de complètement différent : Conversations avec mon chat. Cet achat n’a été guidé que par le titre qui m’a forcément intrigué, habitant moi même chez mon chat.

Je ne vais pas passer par 4 chemins, j’ai passé un super moment en lisant ce livre. A mi chemin entre le roman et le livre de développement personnel, j’ai trouvé le fond de ce livre hyper agréable, réconfortant, drôle et émouvant. Il s’agit de Sara à l’aube d’un tournant dans sa vie : son boulot, sa vie sentimental… rien ne va plus. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Sybille, une chatte espiègle qui va l’écouter, l’orienter et la mettre face à elle même ! Le résumé est parfaitement banal, voir stéréotypé des livres un peu à l’eau de rose… Sauf qu’en réalité pas du tout ! L’intérêt du livre n’est finalement pas l’histoire en elle-même  (même si elle n’en demeure pas moins sympathique) mais plutôt la relation entre Sara et Sybille et le chemin qu’elle parcours ensemble.

L’aspect “développement personnel” est abordé avec une grande habileté, et nous fait remettre intelligemment en question sur des sujets tels que le regard que l’on a sur soi, sur les autres et les préjugés que l’on peut avoir…On nous invite à nous interroger sur ce que la société nous force à faire, la cause animale, et plus globalement sur le plaisir des choses simples : savoir ralentir le rythme qu’on pense nous imposer, et se perdre dans les petits plaisirs du quotidien.

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