CINEMA

Vous n’allez pas en croire vos yeux !

Les impressions de Monsieur

Avec un sujet aussi passionnant, Tim BURTON à la réalisation et Christopher WALTZ dans le premier rôle, THE BIG EYES aurait pu, aurait du être un très bon film.
Malgré de belles images, des décors superbes pour restituer les années 50, le metteur en scène ne parvient pas vraiment à nous emmener dans cette histoire incroyable, à nous imprégner dans l’atmosphère de l’époque.
Est-ce le fait d’aborder un biopic, un genre nouveau pour lui, qui à complètement inhibé la réalisation de Tim BURTON ??
Quoiqu’il en soit, sa mise en scène très convenue rend le film très académique, très lisse, et même par moment quelque peu ennuyeux.
Dommage, vraiment dommage car un Tim BURTON inspiré aurait pu nous emmener dans un tourbillon d’images, de couleurs , de fulgurances, l’ histoire s’y prêtait. Au lieu de cela , on a droit à un gentil film à la réalisation soignée mais qui ronronne, gentiment, agréablement mais qui ronronne.
Le toujours formidable Christopher WALTZ à beau se démener dans son rôle de faux peintre arriviste et sordide, on a l’impression qu’il surjoue, peut être pour donner un peu plus d’épaisseur, un peu plus de folie à ce film qui en manque beaucoup. Tim BURTON n’a pas réalisé là son BIG film malgré tout, rien que pour cette histoire stupéfiante, ce film vaut tout de même le détour.

Les impressions de Mademoiselle

On dit qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture, je dois t’avouer que j’ai eu envie de regarder ce film parce que l’affiche m’a interpelé. Le caractère enfantin, naïf de l’œuvre figurant sur le visuel m’a vraiment plu…et donc sans hésiter, j’ai appuyé sur le bouton “play”, allongée dans mon lit, l’ipad sur les genoux !
J’ai tout de suite été embarquée dans l’univers de l’artiste, dans l’histoire de cette femme discrète, humble et d’une extrême sensibilité (voir fragilité). Il n’y a pas de temps mort, ni de longueur que l’on peut parfois regretter dans certains biopic d’artistes…
L’histoire est tellement “surréaliste” que j’ai été réellement surprise de découvrir que Margaret Keane existait vraiment. Je pense (et ça n’engage que moi) que l’œuvre de Keane fait beaucoup pour l’esthétique du film et correspond bien à la sensibilité de Tim Burton. Je me plais à imaginer que Tim Burton a dû être touché par l’œuvre (et par l’histoire) pour avoir envie de l’adapter au cinéma. Autrement dit, il ne se serait peut être pas lancer dans cette aventure s’il s’agissait d’un artiste de la Renaissance ! (Encore que… je ne suis pas dans la tête de Tim Burton). Bref, tout ça pour dire que la rencontre Keane – Burton match bien !

 

Il y a quelques passages moyens dans le films, notamment lorsque Walter Keane menace Margaret de la “bruler”, et la poursuit dans la maison…
Cela reste toutefois pour moi anecdotique lorsque l’on considère le film dans sa globalité.
C’est un film que j’accueillerai volontier dans ma collection cinéma, pour la beauté des images et l’histoire passionnante de cette artiste de l’ombre…

Je vous invite donc à (me) l’offrir si vous cherchez une idée cadeau !

 

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