MUSIQUE

ANGE, PATTI, MICHEL ET TOUS LES AUTRES #7

TEN YEARS AFTER, après Woodstock

Le dimanche 17 août 1969, hameau de Bethel, à quelques encablures de Woodstock ville de l’Etat de New York, devant un public coloré et joyeux évalué à  plusieurs centaines de milliers de personnes, du jamais vu, se produit le groupe anglais Ten Years After. Avec leur titre I’m Going Home entré dans la légende par la prestation de leur chanteur guitariste Alvin Lee qui se déchaîne pendant plus de 10 minutes. 40 ans plus tard, presque jour pour jour, Ten Years After est le groupe vedette du festival du Cabaret Vert à Charleville-Mezieres. Le nom du festival est emprunté à un poème d’Arthur Rimbaud natif de la ville. J’ai une tendresse particulière pour cet éco festival avec qui j’ai eu la chance de collaborer. Cette manifestation qui se déroule intra-muros tous les ans le troisième week-end du mois d’août à su garder une taille humaine et privilégie des artistes en devenir et donne leur chance à de nombreux groupes souvent très peu connus. Bien entendu nous étions présents le dimanche après-midi ne voulant pas louper la performance de Ten Years After malgré l’absence d’Alvin Lee qui n’avait pas voulu participer à la re-formation du groupe en 2001. Mais qu’importe, il faisait beau, nous avions devant nos yeux un des groupes mythiques qui s’était produit et fait connaître au festival de Woodstock, rien que pour ça, il fallait être présent. Je les ai revu en 2016, à Concarneau, toujours avec le même plaisir. 

TRI YANN, te fait chanter

Fin des années 70, nous suivons particulièrement les groupes de rock, de blues, de hard rock mais aussi de folk. Aussi nous nous transformions en folkeux au gré de certains concerts. Tri Yann était à l’époque la référence en matière de musique folk rock influencé par la musique celtique et essentiellement Bretonne. Leur concert au théâtre de Charleville-Mézières fût un grand moment de générosité, d’allégresse  et de jolie fraternité. 50 ans après Tri Yann continue de se produire pour le plaisir de tous.

 

 

WATTERS MUDDY, la belle surprise

Lors du concert d’Éric CLAPTON que j’ai évoqué auparavant il y avait une première partie ( eh oui, il y avait des premières parties à cette époque ). Donc, toujours avec mon ami très cher Michel, je dis très cher car avec Michel nous nous connaissions depuis l’âge de 10 ans, nous étions voisins et nous passions beaucoup de temps ensemble à jouer au foot puis par la suite à écouter de la musique, à refaire le monde en se prenant un peu pour des petits anars. Michel était doué d’un vrai sens du comique piquant et généreux à la fois. Michel était l’ami de tout le monde par sa gentillesse et sa bonne humeur contagieuse. Quand je repense à lui, je revois et j’entends ses éclats de rire tonitruants. Il me manque beaucoup. Nous étions venus pour Eric CLAPTON et nous avons suivi au début  la première partie plutôt d’une façon distraite. Nous savions peu de choses sur  Muddy Waters, incultes que nous étions. Mais ce vieux Monsieur,  il devait avoir 65 ans , nous gratifia d’une prestation époustouflante. 

Sur le chemin du retour Michel m’a dit :  » bon, notre Eric n’était pas à son meilleur ce soir mais Muddy Waters a assuré grave, quelle classe, quelle prestance et puis cette attitude pleine de bonhomie réconfortante… » Mon bon Michel avait tout résumé. 

DERAIME Bill, GALLAGHER Rory, HARRIS Emmylou, STILLS Stephen,
il paraît que j’étais présent à leurs concerts

La mémoire peut nous jouer des tours, pour préparer cette série d’articles, j’ai demandé à certains de mes amis présents à ces différents concerts de me confirmer surtout les dates et les lieux de ces merveilleux moments de vie. Dans l’ensemble tous me donne à peu près raison et même plus. Je m’explique, mon ami et complice Jean-Loup lors d’une conversation où nous nous rappelions de croustillantes anecdotes de ces mémorables aventures musicales me dit tout à coup :

  » Te rappelles-tu Stephen STILLS complètement bourré et que c’était Bill DERAIME qui avait été obligé de lui accorder sa guitare ?.. »

Je lui répondis que je n’en avait absolument aucun souvenir, ni de ce moment ni des concerts. Interloqué mon ami ajoutait même qu’à ce festival qui se déroulait en Belgique il y avait aussi la merveilleuse Emmylou HARRIS et l’immense Rory GALLAGHER .

Aux évocations remplies de certitudes de Jean-Loup,  je cherchais au plus profond de ma caboche des indices qui pouvaient arriver à me convaincre. Mais rien n’y fit, je cherchais mais j’avais l’impression que je devais certainement être présent physiquement à ce festival mais ailleurs mentalement,  virtuellement absent. Finalement quelle importance, tous ces concerts m’ont tellement apporté de plaisir, de moments d’amitié, de moments de partage, de belles rencontres, de purs moments de bonheur grâce à tous ces artistes et surtout grâce à la musique jamais aussi belle et enivrante que dans le spectacle vivant.

 

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