MUSIQUE

Ange, Patti, Michel et tous les autres #5

LE FORESTIER Maxime, le modeste.

Ah Maxime LE FORESTIER, nous étions tous fans, nous connaissions ses chansons par coeur, nous étions en cette année 1974 en totale symbiose avec notre barbu préféré. A l’occasion d’un événement organisé par le parti communiste où Maxime était le principal invité, il n’était pas envisageable que ne soyons pas de la fête. Cela se passait au parc des expositions de Charleville-Mézières fraîchement inauguré. Quand tu as 18 ans et que ta devise est :  « pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour » aller voir et écouter Maxime LE FORESTIER  ce ne fut qu’un moment d’un bonheur intense accompagné de ferveur rarement sentie lors d’un concert. Merci Maxime,  c’était vraiment chouette…

J’ai cru me reconnaître dans la salle…

MAGMA toujours à la recherche de la fusion.

Ca se passait fin des années 70 au théâtre de la ville de Reims (la détestable). Le concert de MAGMA fut probablement le plus lunaire des spectacles qu’ils m’était été donné de voir. Je ne sais plus quel ostrogoth de notre famille nous avait détecté puis convie à cette curieuse cacophonie, mais grâce à lui on a passé la soirée la plus étonnante et délirante de toutes nos agapes musicales transcendantales. Christian Vander, le leader du groupe tout vêtu de rouge le regard fou, planté au milieu de sa batterie surdimensionnée, chantait ou plutôt déclamait des propos incompréhensibles sur une musique genre rock, jazz, progressif. On ne comprenait rien aux paroles puisque le chanteur nous faisait des incantations sonores dans une langue de sa propre invention « Le Kobaien » accompagné par ses choristes plus ou moins en transe. Bon soyons honnête, la musique de MAGMA ne m’a pas électrisé ni fait rêver mais de ce concert il en reste tout de même un souvenir impérissable rien que par sa nouveauté, sa créativité dérangeante. Cependant,une nouvelle fois, l’essentiel c’était que nous soyons réunis mes chers amis et moi.

MITCHELL Eddy, il en impose.

Fin des années 80, je dois reconnaître que je n’étais pas spécialement fan d’Eddy MITCHELL surtout par ignorance. Malgré tout je suis allé voir, avant tout par curiosité, son concert qui se déroulait au parc des expos de Charleville. Cette salle de concert était vraiment pourrie, nous étions mal assis, le son mauvais comme la gale, l’endroit était finalement d’un sinistre à pleurer. Et puis, dans cet environnement disons défavorable, Monsieur Eddy est arrivé sur scène sous les acclamations, tenue impeccable, avec une démarche un peu à la John Wayne. Dès le début du spectacle c’est presque magique. Eddy MITCHELL entouré de ses musiciens, tous des pointures, chante vraiment bien, les gestes sont précis, rien n’est laissé au hasard, c’est impressionnant. Il enchaîne les chansons qui sont presque toutes des tubes et le public est aux anges. J’ai pris une claque ce soir là, Monsieur Eddy m’a bluffé, m’a enchanté. Depuis ce jour je suis devenu fan. J’ai eu la chance de le voir une seconde fois à Bruxelles toujours au Forest National lors de sa tournée d’adieu il y a quelques années. Évidemment j’ai adoré, j’étais accompagné de mon ami James dont j’apprécie l’humour dévastateur et de sa fille Mathilde à qui son père voulait parfaire sa culture musicale. Mon très cher James était lui aussi un fervent admirateur de l’artiste. Je me souviens qu’à la dernière chanson on s’est rapproché de la scène, nous étions à quelques mètres d’Eddy et mon ami m’a glissé à l’oreille « je peux mourir tranquille, j’ai vu dieu ».

SANSON Véronique, le coup de foudre.

Au début des années 80 avec mon épouse qui était fan de Véronique SANSON nous sommes allés la voir à la mythique salle de l’Olympia. Moi j’étais surtout curieux de découvrir en scène l’artiste. A l’issue du concert,  j’étais enthousiasmé par la prestation de Véro. Voir Véronique SANSON en live c’est vraiment un grand moment, j’ai eu l’impression qu’elle interprétait chaque chanson rien que pour moi, accrochée à son piano, tout de cuir vêtue, ce petit bout de bonne femme donne le meilleur d’elle même, elle dégouline de générosité. Un grand moment, un grand concert, un public aux anges. Depuis, je suis devenu fan absolu, j’aime la chanteuse mais j’aime aussi la personne, j’aime sa franchise, son honnêteté , sa gentillesse et bienveillance et aussi son humour qui transpirent lors de différentes interviews télévisées.  Je l’ai revu en concert au théâtre de Charleville  plusieurs années après avec le même plaisir. Véronique SANSON me bouleverse, Véro ON T’AIME…

A suivre :

 

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