MUSIQUE

Ange, Patti, Michel et tous les autres #4

HIGELIN Jacques, l’autre fou chantant.

Je ne donne pas de date tellement l’artiste est intemporel. Ce soir là, il entre en scène tout vêtu de rouge et il te prend par la main pour t’emmener dans son monde. Jacques chante, danse, virevolte. Jacques est au plus près du public. Jacques te fais sentir que sans toi il n’y a pas de spectacle possible. Avec Jacques, tu ne sais jamais combien de temps va durer le spectacle. Le mec improvise, il propose, il surprend en permanence. Il te rend meilleur spectateur. On me l’avait déjà dit mais voir une représentation de Jacques Higelin est probablement le meilleur moyen d’apprécier le spectacle vivant.

En sortant du concert mes potes et moi on s’est regardé le sourire aux lèvres. Nous sommes allé boire quelques verres au bar en face du théâtre. Et chacun avait son petit mot pour décrire le plaisir immense qu’il avait pris à voir et à entendre HIGELIN. Je me suis éclipsé momentanément pour aller aux gogues et en passant devant le Jukebox, j’ai mis une pièce de 1 franc dans le bastringue  et ça à donné ça …

HIGELIN Izia, toute en énergie.

Je suis allé voir en concert la fille de Jacques Higelin à la salle Marcillet à Sedan en 2011, plus par curiosité qu’autre chose. Le nom d’HIGELIN dans le monde musical est tellement imprimé dans nos têtes que nous nous sentons pratiquement obligés de suivre avec attention les générations HIGELIN qui suivent.

Un concert un  peu chaotique à cause d’un public trop exigeant mais la gamine Izia ne se démonte pas et donne le meilleur d’elle même dans un registre hard rock plutôt bien senti, il y avait du Janis Joplin chez Izia dans son attitude, je dis il y avait car depuis… (Izia HIGELIN a changé de registre musical en plus du cinéma, elle a choisi de chanter sur de la musique électro qui manque singulièrement de relief, c’est un choix mais je le vois plutôt comme une forme de reniement ce qui est vraiment dommage. Pas sur que Jacques ait vraiment apprécié )

JONASZ Michel, joueur de blues.

En 1975, la mort dans l’âme, j’ai dû me résoudre à suivre ma famille qui emménageait dans cette vilaine ville de Reims. Je quittais donc mon département, ma ville, tous mes amis et je me retrouvais à 19 ans dans cette cité ou je ne connaissais personne et ne faisais aucun effort pour aller vers les autres. J’avais donc décidé, de façon unilatérale, que cette ville resterait à jamais maudite.

A cette époque je travaillais le matin et j’avais toutes mes après midi pour m’ennuyer et me morfondre.

Pendant une bonne année, c’est au cours de ces longues et mortelles après-midi que j’ai découvert sur des vinyles Michel JONASZ qui va devenir et restera mon chanteur préféré. J’écoutais en boucle toutes les chansons de Michel de ces années 74/75 comme « Dites moi« , « Changez tout « , « Les vacances au bord de la mer « , « Super Nana« et tant d’autres. Je connaissais toutes ses chansons par cœur et je n’avais qu’un rêve, voir Michel JONASZ en concert. 

Par un concours de circonstances incroyable et incompréhensible, je n’ai pas pu (pas su) faire le nécessaire pour aller voir Michel en concert. Ce n’est que 30 ans plus tard que j’ai pu réaliser mon rêve.

Entre temps mon Michel avait sorti les merveilleuses chansons comme entre autre : La boite de jazz, Joueur de blues, Lucile, Les fourmis rouges et des spectacles reconnus comme parmi les meilleurs comme : La fabuleuse histoire de Mister swing, Ou est la source.

J’ai enfin pu voir mon chanteur préféré en vrai comme j’aime à le dire lors de l’année 2005.

C’était à l’occasion d’un festival de jazz à Dinant, très jolie petite ville belge située juste à la frontière. Michel en était l’invité d’honneur et devant un public conquis d’avance, il nous gratifia d’une magnifique prestation.Oui, Michel très à l’aise agrémenta son récital de trouvailles, de mots plein d’humour, de pas de danse sans se jamais prendre au sérieux, le tout dans une très belle ambiance où régnait la bienveillance et la joie.

Evidemment je ne touchais plus terre et en plus j’étais à moins de 10 mètres de la scène, bref que du bonheur absolu.

Pour ceux qui n’auraient jamais entendu, écouté, ce très grand artiste comme il y en a très peu dans notre beau pays, il faut au moins écouter une fois « avant de mourir « . Par exemple la chanson « Lucile » ou « Les fourmis rouges » et puis toutes les autres. La voix de Michel Jonasz est profonde, elle vient du tréfonds de son âme, elle est tellement sincère, elle peut facilement te percuter le cœur. Ce mec, quand il chante, ne peux pas te laisser indifférent : c’est inconcevable pour moi. Aucun autre chanteur ne m’a, jusqu’à présent, fait ressentir autant d’émotions, c’est tout dire !

LAVILLIERS Bernard, le rebelle.

Fin des années 70, théâtre de la ville de Reims (oui encore elle) mes chers amis et moi sommes allé voir Bernard LAVILLIERS le chanteur, un peu voyou, globe trotter, débardeur en avant, beaux textes et musique de tous les mondes.

Je n’ai pas un souvenir impérissable de ce concert, pourtant LAVILLIERS était déjà au sommet de son art. Je dois reconnaître que le concert de Bernard LAVILLIERS était surtout pour moi une énième occasion de retrouver mes amis. Eh oui, rien qu’à l’idée d’être ensemble, de se retrouver, de pouvoir rire de tout et n’importe quoi, de partager, de s’amuser, rien que ça méritait le déplacement.

A suivre…

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